Les chiffres d'affaires des casinos et l'impôt sur les maisons de jeu sont en fort recul. Les casinos suisses perdent des parts de marché au profit de la concurrence


Le produit brut des jeux (chiffre d’affaires) de la branche des casinos a régressé chaque année depuis 2007. L‘impôt sur les maisons de jeu, qui est perçu sur le produit brut des jeux, baisse par conséquent aussi.

 

Produit brut des jeux 2007-2016:
Baisse de 32.5%, de CHF 1'020 mio. à CHF 689 Mio. = CHF 331 millions de moins

Impôt sur les maisons de jeu 2007-2016: 

Baisse de 40%, de CHF 539 mio. à CHF 323 Mio. = CHF 216 millions de moins

 

Le chiffre d’affaires des casinos est revenu à son niveau de l’an 2004, l’année durant laquelle les maisons de jeu étaient pour la première fois toutes en exploitation.

 

 

Les casinos suisses abandonnent des parts de marché à la concurrence

Les raisons du recul du PBJ et de l‘impôt sur les maisons de jeu s’expliquent par les offres supplémentaires de la concurrence, soumises à des restrictions moins sévères (Internet, régions frontalières et clubs illégaux), ainsi que par le durcissement permanent de la réglementation des casinos suisses (interdiction de fumer, obligations supplémentaires de la CFMJ). Les clients des casinos suisses sont ainsi toujours plus nombreux à migrer vers d’autres offres.

 

Concurrence: Internet, régions étrangères limitrophes, clubs de jeux illégaux

L‘Internet constitue pour les maisons de jeu suisses un concurrent à forte croissance. Les fournisseurs étrangers de jeux en ligne sont librement accessibles en Suisse. Un produit brut des jeux de plus de CHF 100 millions s’écoule chaque année vers l’étranger via l'Internet.

Par ailleurs, une nouvelle offre de jeux de hasard est apparue ces dernières années dans les régions étrangères limitrophes entourant la Suisse: en France, de nouveaux casinos, de nombreuses salles de jeu dans le sud de l'Allemagne et plusieurs milliers d’automates de jeu au nord de l’Italie. Près de CHF 100 autres millions par an de produit brut des jeux s’écoulent là aussi vers l’étranger.

Des bandes organisées exploitent un nombre toujours plus grand de clubs de jeux illégaux. La situation s’est aggravée, notamment ces dernières années. Le produit brut des jeux ainsi réalisé est difficile à estimer, mais il devrait là aussi se monter à CHF 100 millions par an.